Journal de Kafka, deuxième carnet

Voici les caractéristiques physiques du deuxième carnet du Journal de Kafka : « Carnet à la couverture de toile cirée noire (sur un papier marron clair), pages de garde marron clair, 51 feuilles (les deux dernières feuilles dé-tachées), hauteur 24,6 cm, largeur 19,9 – 20,2 cm, tranche bleue, sans filigrane, 2 pages blanches, écriture au crayon à papier au début, encre bleue à un endroit, sinon encre noire. »

Les douze carnets employés par Kafka pour l’écriture de son Journal sont conservés depuis 1961 à la bibliothèque Bodléienne de l’Université d’Oxford à laquelle j’emprunte cette description. Ils sont tous de la même taille et ont une couverture de toile cirée marron, marron-rougeâtre ou noire.

Plutôt que de les rassembler en un seul volume une fois la traduction des douze carnets achevée, j’ai choisi de les éditer séparément au fur et à mesure de la traduction, accompagné chacun d’un appareil critique en fin de volume.

Je tente de rendre le caractère brut de l’écriture de Kafka dans ces carnets, écriture qui se distingue fortement de celle de ses récits. Parfois, la ponctuation manque. Certaines phrases sont inachevées. Il n’y a pas toujours de date, car avant d’être un journal, ces carnets étaient employés par Kafka comme des cahiers d’écriture, ce qui apparaît clairement dans les deux premiers qui couvrent une même période (les années 1910-11) et qui se recoupent par endroits.

Dans ce deuxième carnet, on pourra lire de nombreux fragments narratifs que Max Brod avait extraits de sa première édition du Journal pour les publier dans un volume à part intitulé Tentation au village. Marthe Robert, première traductrice du Journal de Kafka en français (Pierre Klossowski en avait donné des fragments quelques années avant elle) s’étant servi de cette première édition de Brod, ils sont également absents de cette traduction considérée comme canonique, alors que manquent aussi plusieurs passages nettement diaristiques caviardés par l’ami de Kafka pour diverses raisons souvent d’ordre personnel.

Je suis quant à moi l’édition critique allemande parue chez Fischer qui donne à lire chacun des douze carnets dans leur intégralité.

Pour les dates, nous respectons toujours la graphie employée par Kafka. Ainsi, pour « 3 I II », il faut lire : 3 janvier 1911.

Laurent Margantin

Commander aux éditions Œuvres ouvertes

Publié par Laurent Margantin

Auteur, traducteur

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

%d blogueurs aiment cette page :