Journal de Kafka (III,3)

L’eau de purification que possède toute communauté juive en Russie, que je me représente comme une cabine avec un bassin aux formes exactement définies et des installations ordonnées et contrôlées par le rabbin, qui ne doit laver l’âme que de sa saleté terrestre, dont les qualités extérieures sont pour cette raison indifférentes, qui en tant que symbole peut donc être sale et puante sans que sa fonction ne cesse d’être remplie. La femme vient s’y purifier de ses règles, le scribe de la Torah s’y purifier de toutes les pensées coupables qu’il a eues avant de copier la dernière phrase d’un chapitre de la Torah.

Publié par Laurent Margantin

Auteur, traducteur

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