Journal de Kafka (V,12)

Alors que j’étais allongé sur le canapé et qu’on parlait dans les deux pièces voisines, à gauche seulement des femmes, à droite surtout des hommes, j’ai eu l’impression qu’il s’agissait de créatures sauvages pareilles à des nègres que rien ne peut calmer, qui ne savent pas ce qu’ils disent et ne parlent que pour agiter l’air, qui lèvent leur visage en parlant et suivent du regard les mots qu’ils prononcent.


« negerhaft » : mot qu’on ne trouve (heureusement) pas dans les dictionnaires actuels, datant de l’époque du racisme colonial qui était celle de Kafka.

Publié par Laurent Margantin

Auteur, traducteur

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