Journal de Kafka (V,69)

avec Seidel 1783          5-7  II « Un jour on sonna au milieu de la nuit et quand j’entre dans sa chambre, il a poussé son lit métallique à roulettes jusqu’à la fenêtre à l’autre bout de la chambre et il est en train d’observer le ciel. « Tu n’as rien vu dans le ciel ? » me demanda-t-il et quand je répondis par non « eh bien va donc chez la sentinelle et demande-lui si elle n’a rien vu. » J’y allai ; mais la sentinelle n’avait rien vu, ce que je signalai à mon maître qui était toujours étendu en train d’observer le ciel fixement. Ecoute me dit-il « nous sommes à un moment important : soit il y a un tremblement de terre en ce moment même soit il va y en avoir un. » Et alors je dus m’asseoir à côté de lui sur le lit et il me montra à partir de quels signes il était arrivé à cette conclusion. » (tremblement de terre de Messine)


Il s’agit encore de Goethe, ici du naturaliste. Nous respectons le mélange présent/passé au début du texte. Une série de séismes avaient eu lieu en Calabre entre le 5 février et le 28 mars 1783. « Un tsunami frappe la côte des deux côtés du détroit de Messine en détruisant les murs du port de Messine. » (source Wikipedia)

Publié par Laurent Margantin

Auteur, traducteur

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

%d blogueurs aiment cette page :