Journal de Kafka (VI,28)

9       La nuit agitée. – Hier, la bonne qui disait au petit garçon dans les escaliers : « Tiens-toi à mes jupes. » – Ma lecture à haute voix de « Der arme Spielmann » découlant de mes inspirations. – La connaissance de la virilité chez Grillparzer dans cette histoire. Comment il peut tout oser et n’ose rien, parce qu’en lui il n’y a déjà que du vrai qui se justifiera en tant que vrai à l’instant décisif, malgré l’impression momentanée du contraire. Sa manière sereine de disposer de lui-même. Son pas lent, qui ne néglige rien. Sa disponibilité immédiate quand elle est nécessaire, pas avant, car il voit tout venir de loin.


Franz Grillparzer(1791-1872), dramaturge autrichien. « Der arme Spielmann » (« Le Pauvre Ménétrier »), récit paru en 1847. Un détail biographique qui résonne avec l’expérience future de Kafka lui-même (il fera la connaissance de Felice Bauer quelques jours plus tard) : il resta fiancé toute sa vie à son amour de jeunesse, Katharina Fröhlich, sans, selon son propre aveu, « avoir le courage du mariage ».

Publié par Laurent Margantin

Auteur, traducteur

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