Journal de Kafka (VII,28)

Il était environ trois heures du matin, mais en été, et il faisait déjà presque clair. Alors, dans l’écurie de Monsieur de Grusenhof, ses cinq chevaux Famos, Grasaffe, Tournemento, Rosina et Brabant se levèrent. À cause de la chaleur lourde de la nuit, on avait juste poussé la porte de l’écurie, les deux palefreniers dormaient dans la paille couchés sur le dos les mouches flottaient çà et là au-dessus de leur bouche, il n’y avait pas d’obstacle. Grasaffe se plaça de telle manière qu’il eut les deux hommes sous lui, et, tout en observant leur visage, il était prêt à les frapper de ses sabots au moindre signe de réveil. Pendant ce temps, les quatre autres, en deux légers sauts, quittèrent l’étable l’un après l’autre, Grasaffe les suivit.

Publié par Laurent Margantin

Auteur, traducteur

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