Journal de Kafka (VII,58)

Il était déjà minuit passé. J’étais assis dans ma chambre et j’écrivais une lettre à laquelle j’attachais beaucoup d’importance car j’espérais obtenir grâce à elle un bon poste à l’étranger. Dans cette lettre qui était adressée à une connaissance avec laquelle, après dix ans de séparation, je devais reprendre contact à travers un ami commun, je cherchais à éveiller le souvenir de temps depuis longtemps révolus et à lui faire comprendre comment tout me poussait hors de ma patrie et comment, ne disposant pas d’autres relations intéressantes et étendues, je plaçais mon plus grand espoir en lui.

Publié par Laurent Margantin

Auteur, traducteur

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