Journal de Kafka (VIII,40)

Je ne peux pas dormir. Que des rêves pas de sommeil. Aujourd’hui, j’ai inventé en rêve un nouveau moyen de transport pour un parc escarpé. On prend une branche, qui n’a pas besoin d’être forte, on l’appuie de travers contre le sol, on garde un bout dans une main on s’assoit dessus aussi légèrement que possible, comme sur une selle de dame, puis la branche toute entière se met naturellement à descendre la pente à fond, comme on est assis sur la branche on est emporté et on se balance agréablement sur le bois élastique en filant à toute vitesse. Ensuite, il y a aussi la possibilité d’utiliser la branche pour remonter.  A part la simplicité de tout le dispositif, l’avantage principal consiste en ce que la branche, mince et maniable comme elle est, peut être baissée ou levée suivant les besoins passe partout, là où même un homme seul passerait difficilement.

Publié par Laurent Margantin

Auteur, traducteur

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

%d blogueurs aiment cette page :