Journal de Kafka (VIII,45)

Dans notre classe, la cinquième du lycée Amalia, il y avait un garçon qui s’appelait Friedrich Guß que nous détestions tous violemment. Le matin, quand nous arrivions dans la classe et que nous le voyions à sa place près du poêle, nous avions du mal à comprendre qu’il ait pu trouver la force de revenir à l’école. Mais ce n’est pas comme cela que je dois raconter cette histoire. Ce n’est pas seulement lui que nous détestions, nous les détestions tous. Nous formions une terrible association. Un jour que l’Inspecteur d’Académie assistait à un cours – c’était un cours de géographie et le professeur, les yeux tournés vers le tableau ou la fenêtre comme tous nos professeurs, décrivait la presqu’île de Morée –

Publié par Laurent Margantin

Auteur, traducteur

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

%d blogueurs aiment cette page :