Journal de Kafka (VII,49)

29  V  14        Demain je pars pour Berlin. Est-ce que ce que je sens est une cohésion de nature nerveuse ou bien s’agit-il d’une réelle cohésion à laquelle on peut se fier. Et si tel était le cas ? Est-il vrai qu’une fois obtenue la connaissance de l’expérience littéraire, rien ne peut plus être raté, rienLire la suite « Journal de Kafka (VII,49) »

Journal de Kafka (VII,48)

Une fois il a amené une jeune fille. Pendant que je salue et ne fais pas attention à lui, il me saute dessus et m’arrache du sol. « Je proteste » criai-je et levai les mains. « Tais-toi » me murmura-t-il à l’oreille. Je voyais qu’il voulait vaincre à tout prix et briller devant la jeune fille, même siLire la suite « Journal de Kafka (VII,48) »

Journal de Kafka (VII,47)

28 /  V 14        Après-demain je pars pour Berlin. Malgré l’insomnie, les maux de tête et les soucis, peut-être dans un meilleur état que jamais. Le 30 mai 1914, Kafka part avec son père rejoindre sa mère et sa sœur Ottla à Berlin. Ses fiançailles avec Felice Bauer ont lieu le lundi de Pentecôte (1erLire la suite « Journal de Kafka (VII,47) »

Journal de Kafka (VII,46)

Chaque soir depuis une semaine mon voisin de chambre vient lutter avec moi. Je ne le connaissais pas, ne lui avais pas non plus parlé jusqu’à présent. Nous échangeons seulement quelques exclamations, on ne peut pas dire que nous « parlons ». C’est avec « allez » que commence le combat, « crapule » gémit parfois l’un quand l’autre l’empoigne, « etLire la suite « Journal de Kafka (VII,46) »

Journal de Kafka (VII,43)

La logeuse retroussa ses jupes et traversa les chambres à toute vitesse. Une grande dame froide. Sa mâchoire inférieure en avant faisait peur aux locataires. Ils descendaient les escaliers en courant, et quand elle les suivait du regard à sa fenêtre, ils se cachaient le visage en pleine course. Un jour vint un petit locataire,Lire la suite « Journal de Kafka (VII,43) »

Journal de Kafka (VII,41)

Sauf lourde erreur de ma part, je suis quand même en train de m’approcher. C’est comme si le combat spirituel avait lieu dans une clairière. Je pénètre dans la forêt, ne trouve rien et, par faiblesse, je ressors vite ; souvent, quand je quitte la forêt, j’entends ou je crois entendre le cliquetis des armes deLire la suite « Journal de Kafka (VII,41) »

Journal de Kafka (VII,40)

Cela a du sens, mais c’est sans éclat, le débit sanguin est faible, trop loin du cœur. J’ai encore de jolies scènes en tête et m’arrête pourtant. Hier, le cheval blanc m’est apparu pour la première fois avant de m’endormir, j’ai l’impression qu’il est d’abord sorti de ma tête tournée vers le mur, qu’il aLire la suite « Journal de Kafka (VII,40) »