Journal de Kafka (VII,39)

La première fois que le cheval blanc apparut, c’était par un après-midi d’automne, dans une grande rue de la ville de A qui n’était pas très animée. Il sortit du couloir d’une maison dans la cour de laquelle une entreprise de transport avait de vastes entrepôts, et comme il était fréquent qu’on dût sortir parLire la suite « Journal de Kafka (VII,39) »

Journal de Kafka (VII,38)

27.  V  14   Mère et sœur à Berlin. Ce soir je serai seul avec le père. Je crois qu’il a peur de monter. Devrai-je jouer aux cartes avec lui ? (Je trouve les C laides, elles me dégoûtent presque et pourtant je les écris, elles doivent être très caractéristiques pour moi) Comment le père s’est comportéLire la suite « Journal de Kafka (VII,38) »

Journal de Kafka (VII,37)

La logeuse une frêle veuve habillée en noir avec une jupe tombant droit se tenait dans la chambre située au milieu de son appartement vide. Il n’y avait pas encore un seul bruit, la cloche ne bougeait pas. Le silence régnait aussi dans la rue, la femme avait choisi exprès une rue si silencieuse carLire la suite « Journal de Kafka (VII,37) »

Journal de Kafka (VII,35)

On fêtait des fiançailles. Le banquet était terminé, les invités se levèrent de table, on ouvrit toutes les fenêtres, c’était une belle et chaude soirée de juin. La fiancée se tenait au milieu d’un cerce d’amies et de personnes proches, les autres étaient réunis en petits groupes, on riait beaucoup ici et là. Le fiancéLire la suite « Journal de Kafka (VII,35) »

Journal de Kafka (VII,34)

Le cocher Josef était couché sur son lit de repos, il ne se redressa que pour prendre sur une petite table une tranche de pain beurré avec un hareng, puis se recoucha et, tout en mâchant, regarda fixement autour de lui. Il avait du mal à aspirer l’air par ses grandes narines rondes, parfois, pourLire la suite « Journal de Kafka (VII,34) »

Journal de Kafka (VII,33)

Un noble, dont le nom était Monsieur von Griesenau, avait un cocher Josef qu’aucun autre employeur n’aurait pu supporter. Il habitait dans une chambre au rez-de-chaussée à côté de la loge du concierge, car il était incapable de monter des escaliers par suite de son obésité et de son asthme. Sa seule occupation consistait àLire la suite « Journal de Kafka (VII,33) »

Journal de Kafka (VII,31)

8  IV  14          Hier incapable d’écrire ne serait-ce qu’un mot. Pas mieux aujourd’hui. Qui me délivrera ? Et cette cohue en moi, dans les profondeurs, à peine visible. Je suis comme un grillage vivant, une grille solidement installée et qui veut tomber. Aujourd’hui au café avec Werfel. Son apparence quand on le voit de loin àLire la suite « Journal de Kafka (VII,31) »