Journal de Kafka (III,22)

1er novembre 1911 Aujourd’hui commencé à lire avide et heureux Histoire du judaïsme de Grätz. Parce que mon désir de le lire avait dépassé de beaucoup la lecture, cela m’a paru plus étranger que je le pensais et j’ai dû m’arrêter ici et là pour laisser mon judaïsme se rassembler grâce à ces moments deLire la suite « Journal de Kafka (III,22) »

Journal de Kafka (III,21)

Pour ne pas l’oublier au cas où mon père devrait me traiter une nouvelle fois de mauvais fils, je note que devant plusieurs parents et sans motif précis soit simplement pour m’enfoncer soit prétendument pour me sauver il a traité Max de « meschuggenen ritoch », et qu’hier alors que Löwy était dans ma chambre il aLire la suite « Journal de Kafka (III,21) »

Journal de Kafka (III,20)

Je lis les nouvelles de Wilhelm Schäfer surtout à voix haute avec un plaisir aussi soutenu que si je me passais une ficelle sur la langue. Hier après-midi, j’ai eu d’abord du mal à supporter Valli [1], mais lorsque je lui ai prêté Die Missgeschickten et qu’après l’avoir déjà lu un moment elle a paru êtreLire la suite « Journal de Kafka (III,20) »

Journal de Kafka (III,19)

Quand je suis entré dimanche après-midi dans la maison de Max en dépassant trois femmes de justesse, j’ai pensé : il y a encore une, deux maisons dans lesquelles j’ai quelque chose à faire, des femmes qui marchent derrière moi un dimanche après-midi peuvent encore me voir aller sous le porche d’une maison en me dépêchantLire la suite « Journal de Kafka (III,19) »

Journal de Kafka (III,18)

Face à une marieuse qui est venue chez nous ce midi pour l’une de mes sœurs, j’ai éprouvé, pour plusieurs raisons mêlées, une gêne accablante qui me pesait sur les yeux. La femme avait une robe à laquelle l’âge, l’usure et la saleté donnaient un reflet gris clair. Quand elle se levait, elle laissait sesLire la suite « Journal de Kafka (III,18) »

Journal de Kafka (III,17)

31 octobre 1911 Bien que j’aie lu aujourd’hui quelques pages dans le catalogue Fischer dans l’Insel-Almanach dans la Rundschau, je suis assez sûr d’avoir tout intégré à fond ou bien superficiellement, mais toujours en me protégeant de toute atteinte. Et si je ne devais encore sortir avec Löwy, j’aurais suffisamment de confiance en moi pourLire la suite « Journal de Kafka (III,17) »

Wilhelm Schäfer

Auteur admiré par Kafka, qui le mentionne plusieurs fois dans le Journal. Il a publié de nombreux recueils d’anecdotes, à la façon de Kleist. Ami de Hermann Hesse. Kafka, mort en 1924, n’a pas connu la suite de sa carrière littéraire. Il publie un livre intitulé Les Treize livres de l’âme allemande qui devient uneLire la suite « Wilhelm Schäfer »

Journal de Kafka (III,16)

C’est une vieille habitude à moi de ne pas laisser les impressions pures, qu’elles soient douloureuses ou joyeuses, pourvu qu’elles aient atteint leur maximum de pureté, se perdre de façon bienfaisante dans tout mon être, mais de les brouiller et de les pourchasser avec de nouvelles impressions imprévues et fragiles. Ce n’est pas une mauvaiseLire la suite « Journal de Kafka (III,16) »

Journal de Kafka (III,15)

30 octobre 1911 Ce désir que j’ai presque toujours quand je sens que mon estomac va bien d’accumuler en moi des images de terribles audaces alimentaires. C’est surtout devant des viandes fumées que je satisfais ce désir. Si je vois une saucisse présentée sur une étiquette comme une vieille saucisse sèche faite maison, j’y mordsLire la suite « Journal de Kafka (III,15) »

Journal de Kafka (III,14)

Löwy : quatre amis devinrent dans leur vieillesse de savants talmudistes. Mais chacun eut un destin différent. L’un devint fou, un autre mourut, Rabbi Elieser devint libre penseur à l’âge de 40 ans, Akiba, qui n’avait commencé à étudier qu’à 40 ans, parvint à la connaissance absolue. Le disciple d’Elieser était le Rabbi Maier, un hommeLire la suite « Journal de Kafka (III,14) »