Journal de Kafka (V,12)

Alors que j’étais allongé sur le canapé et qu’on parlait dans les deux pièces voisines, à gauche seulement des femmes, à droite surtout des hommes, j’ai eu l’impression qu’il s’agissait de créatures sauvages pareilles à des nègres que rien ne peut calmer, qui ne savent pas ce qu’ils disent et ne parlent que pour agiterLire la suite « Journal de Kafka (V,12) »

Journal de Kafka (V,11)

Hier chez Baum. Strobl devait venir, mais il était au théâtre. B. a lu un feuilleton « Du chant populaire » ; mauvais. Ensuite un chapitre de « Des Schicksal Spiele und Ernst » ; très bon. J’étais indifférent, mal disposé, ne tirais aucune impression nette de l’ensemble. Sur le chemin du retour, sous laLire la suite « Journal de Kafka (V,11) »

Journal de Kafka (III,38)

L’amertume que j’ai ressentie hier soir lorsque Max a lu ma petite histoire d’automobile chez Baum. J’étais coupé de tous et, face à l’histoire, j’avais le menton littéralement enfoncé dans la poitrine. Les phrases désordonnées de cette histoire avec des trous dans lesquels on pourrait plonger les deux mains ; une phrase a des sons aigus,Lire la suite « Journal de Kafka (III,38) »

Journal de Kafka (III,37)

Je veux écrire avec un tremblement continuel sur le front. Je suis assis dans ma chambre au quartier général du bruit de tout l’appartement. J’entends toutes les portes claquer, à cause de leur bruit seuls les pas de ceux qui marchent de l’une à l’autre me sont épargnés, j’entends encore le choc des portes duLire la suite « Journal de Kafka (III,37) »

Journal de Kafka (III,34)

Mort du grand-père de Löwy, un homme qui avait le cœur sur la main, parlait plusieurs langues, avait fait de grands voyages au fin fond de la Russie, et qui, un samedi, avait refusé de manger chez un rabbin miraculeux de Iekateniroslav parce que les cheveux longs et un foulard de couleur du fils deLire la suite « Journal de Kafka (III,34) »

Journal de Kafka (III,33)

Löwy – Mon père à son propos : « Qui va au lit avec des chiens se lève avec des puces ». Je n’ai pas pu me contenir et j’ai dit quelque chose qui m’a échappé. Là-dessus mon père particulièrement calme (après il est vrai une longue pause remplie autrement) : « Tu sais que je dois éviter de m’énerverLire la suite « Journal de Kafka (III,33) »

Journal de Kafka (III,31)

Karl et son habitude de tout répéter avec le même son de voix. Il raconte à quelqu’un une histoire de son commerce certes pas avec beaucoup de détails qui en soi liquideraient définitivement l’histoire, mais d’une façon lente et en cela seulement plus approfondie comme une information qui ne prétend être rien d’autre et quiLire la suite « Journal de Kafka (III,31) »