Journal de Kafka (V,87)

Kabaret Lucerna. Quelques jeunes gens chantent chacun une chanson. Si l’on est alerte et qu’on écoute, on sera davantage rappelé par une telle interprétation aux conclusions que le texte autorise à tirer sur notre vie, que ce ne serait le cas si ces chansons étaient interprétées par des chanteurs expérimentés. Car la puissance des versLire la suite « Journal de Kafka (V,87) »

Journal de Kafka (V,86)

16.   III  12   Samedi   De nouveau le moral. Je me ressaisis, comme les balles qui tombent et qu’on attrape au vol. Demain, aujourd’hui je commence un travail plus important qui devra s’accorder naturellement avec mes capacités. Je ne vais pas le lâcher, aussi longtemps que j’en serai seulement capable. Plutôt ne plus dormir que continuerLire la suite « Journal de Kafka (V,86) »

Journal de Kafka (V,85)

Dans le tramway qui roulait à toute vitesse, un jeune homme dans un pardessus ouvert bouffant autour de lui était assis dans un coin la joue contre la vitre le bras gauche allongé sur l’accoudoir et il jetait des regards pleins d’attention sur le long banc vide. Il s’était fiancé le jour même et neLire la suite « Journal de Kafka (V,85) »

Journal de Kafka (V,84)

1804  Amour pour Heinrich Voß. – Goethe lut Louise avec le petit cercle d’amis du dimanche. « À Goethe revint le passage précédant le mariage qu’il lut avec une profonde émotion. Mais sa voix devint faible, il pleura et donna le livre à son voisin. Il déclama un passage empreint de sacré avec une ferveur quiLire la suite « Journal de Kafka (V,84) »

Journal de Kafka (V,83)

Was lockst du meine Brut hinauf in Todesglut. Stael traduisit par aïr brulant. Goethe dit qu’il avait voulu dire brasier. Elle trouva cela extrêmement maussade et de mauvais goût. Le sentiment délicat de la bienséance manquait selon elle aux poètes allemands. Vers (incomplets) extraits du poème Der Fischer de Goethe : « Was lockst du meine BrutLire la suite « Journal de Kafka (V,83) »

Journal de Kafka (V,81)

Représentation d’Alarcos de Schlegel 1802 «Goethe au milieu du parterre, grave et solennel trônant sur son grand fauteuil » on commence à s’agiter, à un moment on finit par éclater de rire, tout le théâtre se met à trembler. « Mais cela ne dure qu’un instant, Goethe bondit en un éclair, cria d’une voix tonnante et en faisantLire la suite « Journal de Kafka (V,81) »