Journal de Kafka (VIII,6)

Rencontré hier la Bailly. Son calme, son sentiment de satisfaction, son naturel et sa clarté, malgré le fait que ces deux dernières années son passage à la condition de vieille femme se soit accompli, que son embonpoint déjà fâcheux aura bientôt atteint les limites de l’obésité stérile, que sa démarche est devenue une façon deLire la suite « Journal de Kafka (VIII,6) »

Journal de Kafka (VIII,5)

Mon rire idiot quand j’ai dit aujourd’hui à ma mère que j’allais à Berlin pour la Pentecôte. « Pourquoi ris-tu ? » a demandé ma mère (parmi d’autres remarques, notamment « Ceux qui s’unissent pour toujours doivent donc s’assurer que leurs cœurs se répondent » que je repousse toutes avec des remarques comme « Ce n’est rien etc. ») « Par embarras » ai-jeLire la suite « Journal de Kafka (VIII,5) »

Journal de Kafka (VIII,4)

Le gigantesque Menasse dans la pièce de théâtre yiddish. Quelque chose de magique m’a ému dans ses gestes en accord avec la musique. J’ai oublié ce que c’était. Le Café Savoy où Kafka avait vu jouer la troupe de Löwy est devenu le Café-Restaurant Piccadilly. La troupe « Wiener Jüdische Bühne » y était en représentation depuisLire la suite « Journal de Kafka (VIII,4) »

Journal de Kafka (VIII,3)

L’histoire de la fille du jardinier qui m’a interrompu avant-hier dans mon travail. Moi qui veux guérir ma neurasthénie par le travail, il me faut entendre que le frère de la demoiselle, il s’appelait Jan et il était le véritable jardinier et probable successeur du vieux Dvorsky, même déjà propriétaire du jardin floral, s’est empoisonnéLire la suite « Journal de Kafka (VIII,3) »

Journal de Kafka (VIII,2)

Alors qu’elle sort de chez nous, Valli marche derrière mon beau-frère qui rejoint son régiment demain à Tschotkov pour un exercice militaire. Étrange, ce qu’il y a dans ce « le-suivre » : la reconnaissance du mariage comme une institution dont on s’est accommodé jusqu’au fond. Valli est l’une des trois sœurs de Franz Kafka, son beau-frère s’appelait JosefLire la suite « Journal de Kafka (VIII,2) »

Journal de Kafka (VIII,1)

2 mai 1913    Il est devenu très nécessaire de tenir à nouveau un journal. Ma tête peu sûre, Felice, l’effondrement au bureau, l’impossibilité physique d’écrire et le besoin intérieur que j’en éprouve. Le 28 février 1913, Kafka commence à écrire un récit dans le septième carnet, récit dont le personnage principal est un certainLire la suite « Journal de Kafka (VIII,1) »