Journal de Kafka (VII,88)

Pendant une période de ma vie – c’était il y a déjà de nombreuses années – j’ai occupé un emploi sur une petite ligne de chemin de fer à l’intérieur de la Russie. Je n’ai jamais été aussi abandonné que je l’ai été là-bas. Pour différentes raisons qui n’ont rien à faire ici, je cherchaisLire la suite « Journal de Kafka (VII,88) »

Journal de Kafka (VII,87)

15.       J’écris depuis quelques jours, espérons que cela va durer. Aujourd’hui je ne suis pas tout à fait aussi protégé et aussi enfoncé dans mon travail que je l’étais il y a 2 ans, mais cela m’a donné tout de même un sens, ma vie régulière, vide, dingue, ma vie de célibataire a une justification.Lire la suite « Journal de Kafka (VII,87) »

Journal de Kafka (VII,84)

Même si on n’a pas la moindre capacité à individualiser, on a pour chacun une manière de le traiter. Pour que je le remarque, « L. de Binz » tend sa canne vers moi et m’effraie. Les pas fermes vers la Schwimmschule. Écrit 4 pages hier et aujourd’hui, insignifiances difficiles à égaler. L’immense Strindberg. Cette rage, cesLire la suite « Journal de Kafka (VII,84) »

Journal de Kafka (VII,83)

Défilé patriotique. Discours du maire. Disparition puis réapparition, et l’acclamation allemande : « Vive notre monarque bien-aimé, bravo ! » Je suis là avec mon regard méchant. Ces défilés sont l’un des phénomènes les plus répugnants qui accompagnent la guerre. Ils sont organisés par des commerçants juifs, soit allemands, soit tchèques, qui, certes, se reconnaissent en cela, mais n’ontLire la suite « Journal de Kafka (VII,83) »

Journal de Kafka (VII,82)

6.         Considéré du point de vue de la littérature, mon destin est très simple. Ma capacité à décrire ma vie intérieure onirique a rendu tout le reste accessoire, et tout ce reste s’est affreusement atrophié et ne cesse de s’atrophier. Rien d’autre ne pourra jamais me satisfaire. Or ma force pour cette description est toutLire la suite « Journal de Kafka (VII,82) »

Journal de Kafka (VII,80)

6  VII   L’artillerie qui a défilé sur le Graben. Fleurs, hourras et nazdar. Le visage noir aux yeux noirs, désespérément silencieux, étonné, attentif. – Je suis détruit au lieu d’être reposé. Un bocal vide, encore entier mais déjà au milieu des débris ou déjà débris et encore au milieu de ceux qui sont entiers. PleinLire la suite « Journal de Kafka (VII,80) »

Journal de Kafka (VII,79)

5  VIII  1914    presque réglé en usant de mes dernières forces. Été deux fois là-bas avec Malek comme témoin, chez Felix à cause des termes du contrat, deux fois chez l’avocat (6 K) et tout cela inutile, j’aurais pu et dû tout faire moi-même. Suite du précédent passage. Kafka se rend à deux reprises chezLire la suite « Journal de Kafka (VII,79) »