Journal de Kafka (VII,56)

J’avais fermé la boutique, les employés, des inconnus, s’éloignèrent chapeau à la main. C’était un soir en juin, et quoiqu’il fût déjà 8 heures il faisait encore clair. Je n’avais pas envie de faire une promenade, je n’ai jamais envie de me promener, mais je ne voulais pas non plus rentrer chez moi. Lorsque monLire la suite « Journal de Kafka (VII,56) »

Journal de Kafka (VII,55)

Un ami arrive et parle avec moi. Je me couche littéralement sur lui, aussi lourd que je sois. Il fait l’assertion suivante : certains disent ça, mais moi je dis justement le contraire. Il donne les raisons de son opinion. Je suis indécis. Mes mains sont dans mes poches de pantalon comme si elles étaient tombéesLire la suite « Journal de Kafka (VII,55) »

Journal de Kafka (VII,54)

Posture le soir au magasin peu avant la fermeture : les mains dans le pantalon, un peu penché, regarder sur la place du fond de la voûte à travers la porte largement ouverte. Gestes fatigués des employés tout autour derrière les comptoirs. On ficelle un paquet avec lassitude, l’esprit ailleurs on dépoussière quelques boîtes, on empileLire la suite « Journal de Kafka (VII,54) »

Journal de Kafka (VII,53)

Nous ne supportions pas un seul instant d’être à la maison. Nous savions qu’on allait nous chercher. Mais même quand c’était le soir, nous nous sauvions malgré tout. Notre ville était entourée de collines. C’est sur ces collines que nous grimpions. Nous faisions trembler tous les arbres quand nous sautions de l’un à l’autre enLire la suite « Journal de Kafka (VII,53) »

Journal de Kafka (VII,52)

6.  VI 14          De retour de Berlin. Etais ligoté comme un criminel. Si l’on m’avait mis dans un coin avec de vraies chaînes et posté des gendarmes devant moi en me laissant regarder de cette seule façon, cela n’aurait pas été pire. Et c’était mes fiançailles et tous s’efforçaient de me ramener à la vieLire la suite « Journal de Kafka (VII,52) »

Journal de Kafka (VII,50)

Resté longtemps avec Pick devant la porte. N’ai cessé de me demander comment je pourrais faire pour partir vite, car en haut on avait préparé mon dîner de fraises. Tout ce que je vais maintenant écrire sur lui est une vilenie, car je ne lui en laisse rien voir ou suis content qu’il n’en voieLire la suite « Journal de Kafka (VII,50) »

Journal de Kafka (VII,49)

29  V  14        Demain je pars pour Berlin. Est-ce que ce que je sens est une cohésion de nature nerveuse ou bien s’agit-il d’une réelle cohésion à laquelle on peut se fier. Et si tel était le cas ? Est-il vrai qu’une fois obtenue la connaissance de l’expérience littéraire, rien ne peut plus être raté, rienLire la suite « Journal de Kafka (VII,49) »

Journal de Kafka (VII,48)

Une fois il a amené une jeune fille. Pendant que je salue et ne fais pas attention à lui, il me saute dessus et m’arrache du sol. « Je proteste » criai-je et levai les mains. « Tais-toi » me murmura-t-il à l’oreille. Je voyais qu’il voulait vaincre à tout prix et briller devant la jeune fille, même siLire la suite « Journal de Kafka (VII,48) »