Journal de Kafka (VI,44)

Ce mois, qui aurait pu être particulièrement bien employé en raison de l’absence de mon chef, je l’ai passé sans vraie justification (envoi du livre à Rowohlt, abcès, visite à mon oncle) à glander et à dormir. Cet après-midi encore, je me suis étiré pendant 3 heures sur le lit avec des rêvasseries en guiseLire la suite « Journal de Kafka (VI,44) »

Journal de Kafka (VI,42)

Enquête de la revue « Miroir » sur l’amour à notre époque et sur les transformations de l’amour depuis le temps de nos grands-parents. Une actrice a répondu : On n’a jamais aimé aussi bien qu’à notre époque. « Le Miroir » : hebdomadaire illustré lancé en 1910 comme supplément dominical du « Petit Parisien », puis périodique autonome à partir de janvierLire la suite « Journal de Kafka (VI,42) »

Journal de Kafka (VI,41)

Je serai difficile à déstabiliser et suis pourtant nerveux. Cet après-midi, alors que j’étais allongé dans mon lit et que quelqu’un tournait rapidement une clé dans la serrure, j’ai eu pendant un instant des serrures sur tout le corps, comme dans un bal costumé, et une serrure était ouverte ou fermée à de brefs intervalles,Lire la suite « Journal de Kafka (VI,41) »

Journal de Kafka (VI,40)

30 août      Rien fait pendant tout ce temps. Visite de l’oncle d’Espagne. Samedi dernier, Werfel a récité les « Lebenslieder » et l’ « Opfer » à l’Arco. Une horreur ! Mais je l’ai regardé dans les yeux et ai soutenu son regard pendant toute la soirée. L’oncle d’Espagne : Alfred Löwy (1852-1923), un frère de Julie Kafka. Il dirigeait une compagnieLire la suite « Journal de Kafka (VI,40) »

Journal de Kafka (VI,37)

Mlle Felice Bauer. Quand je suis arrivé chez Brod le 13.VIII, elle était assise à table et je l’ai pourtant prise pour une bonne. Je n’étais d’ailleurs pas du tout curieux de savoir qui elle était, et je me suis tout de suite accommodé de sa présence. Visage osseux et vide, qui portait ouvertement sonLire la suite « Journal de Kafka (VI,37) »

Journal de Kafka (VI,35)

Tôt ce matin, le chariot vide et le grand cheval maigre devant. Tous deux, comme ils ont mis leurs dernières forces pour arriver en haut de la côte, extraordinairement étirés en longueur. Pour l’observateur, placés de travers. Le cheval, les pattes avant un peu levées, le cou tendu vers le côté et vers le haut.Lire la suite « Journal de Kafka (VI,35) »