Journal de Kafka (III,7)

Comme les acteurs m’ont paru meurtris après la représentation, comme je craignais de les toucher d’un seul mot. Comme j’ai préféré partir vite après une rapide poignée de main, comme si j’avais été fâché et mécontent parce qu’il m’était impossible d’exprimer la vérité de mon impression. Tous m’ont paru faux à part Max qui aLire la suite « Journal de Kafka (III,7) »

Journal de Kafka (III,5)

Le vestiaire derrière la scène est si étroit que lorsque quelqu’un se tient par hasard derrière le rideau de porte devant le miroir et qu’une deuxième personne veut passer devant lui, il doit soulever ce rideau et même s’il ne le veut pas se montrer un instant au public. Kafka assiste à une représentation deLire la suite « Journal de Kafka (III,5) »

Journal de Kafka (III,4)

Coutume de plonger les doigts trois fois dans l’eau au réveil, les mauvais esprits s’installant sur la deuxième et la troisième phalange pendant la nuit. Explication rationaliste : on veut empêcher que les doigts ne soient aussitôt en contact avec le visage, alors que pendant le sommeil ils ont pu toucher librement toutes les zones possiblesLire la suite « Journal de Kafka (III,4) »

Journal de Kafka (III,3)

L’eau de purification que possède toute communauté juive en Russie, que je me représente comme une cabine avec un bassin aux formes exactement définies et des installations ordonnées et contrôlées par le rabbin, qui ne doit laver l’âme que de sa saleté terrestre, dont les qualités extérieures sont pour cette raison indifférentes, qui en tantLire la suite « Journal de Kafka (III,3) »

Journal de Kafka (III,2)

27.X II Récits et journaux de Löwycomment Notre Dame l’effraye, comment le tigre au Jardin des plantes l’émeut parce qu’il représente le désespéré espérant qui se rassasie de désespoir et d’espoir en mangeant dans sa gamelle, comment son père qui est pieux le consulte pour savoir s’il peut maintenant se promener le samedi, s’il aLire la suite « Journal de Kafka (III,2) »

Journal de Kafka (III,1)

26 octobre 1911 jeudiHier Löwy nous a lu tout l’après-midi Dieu, l’homme et le diable de Gordon et ensuite des passages de ses propres journaux parisiens. Avant-hier j’étais à la représentation de L’Homme sauvagede Gordon. – Gordon est meilleur que Lateiner, Scharkansky, Feimann, etc. parce qu’il a plus de détails, plus d’ordre et plus deLire la suite « Journal de Kafka (III,1) »